5G

Dès 2019, l’ANFR a mené une réflexion générale sur l’évaluation de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques des réseaux 5G. Le premier volet, publié en Juillet 2019, a porté sur une présentation générale de la 5G abordée sous l’angle de l’exposition. Le deuxième volet publié en Avril 2020 a porté sur plusieurs déploiements pilotes représentatifs menés en France pour tester en grandeur nature les modalités d’un déploiement d’antennes 5G à faisceaux orientables dans la nouvelle bande réservée à la 5G (3400-3800 MHz). 

En Août 2020, l’ANFR a publié une étude sur la simulation de l’évolution de l’exposition du public créée par la téléphonie mobile en zone urbaine très dense (Paris XIV). Cette étude prévoyait une augmentation de l’exposition moyenne de l’ordre de 30 % alors que l’utilisation de la nouvelle bande 3,5 GHz aura simultanément fait croître la dotation en fréquences des opérateurs de 50 %. Cette augmentation était à mettre en perspective avec celle de 70 % constatée entre les scénarios « Etat initial »  et « 4G optimisée » dans l’hypothèse de l’absence de nouvelle bande de fréquence pour la 5G.

Depuis la 5G s’est aussi installée sur d’autres bandes en lieu et place de la 4G, rendant la comparaison plus complexe sur l’apport de 5G par rapport aux autres technologies.

Le 12 octobre 2020, le Gouvernement a annoncé son plan renforcé de contrôle des téléphones portables et des antennes, dont l’objectif était d’apporter des assurances objectives et transparentes aux Français lors du déploiement de la 5G.

Dans ce cadre, l’ANFR a mené une très vaste campagne de plus de 8 000 mesures à proximité de plus de 1000 sites 5G, réalisées entre 2020 et 2024 pour surveiller l’évolution des niveaux d’exposition.  

Les résultats montrent quel’exposition reste très comparable après l’activation de la 5G sur les bandes basses, qui continuent de servir également aux générations précédentes 3G et 4G.

En ce qui concerne la bande 3 500 MHz, elle n’est utilisée que pour la 5G et elle avait été préalablement libérée des autres sources d’émission. Les résultats montrent, malgré l’ouverture d’une nouvelle bande, que l’exposition globale varie également très peu.

Le trafic 5G étant encore faible à ce stade du déploiement, des mesures complémentaires spécifiques à la 5G en bande 3 500 MHz ont été réalisées en présence de trafic artificiellement généré pour solliciter l’antenne 5G, en téléchargeant un fichier de 1 Go à l’aide d’un téléphone 5G. Les premiers résultats suggèrent une augmentation à terme d’environ 20 % sur l’exposition globale due aux réseaux mobiles.

Il importe de souligner que l’exposition du public aux ondes n’est pas uniquement due aux réseaux mobiles : de multiples sources d’exposition existent dans l’environnement du quotidien, comme l’illustre cette infographie https://maison.anfr.fr/

L’ANFR publie chaque année une analyse des résultats de mesures d’exposition réalisées dans le cadre du dispositif national.

Le rapport annuel d'analyse des mesures portant sur l’année 2024  a montré que lorsque la téléphonie mobile est prédominante dans l’exposition, la contribution la plus importante est constatée, dans près de 43 % des cas observés, dans les bandes basses (700, 800 ou 900 MHz). Jusqu’en 2018, la bande 900 MHz (initialement ouverte pour la 2G dans les années 1990) était prédominante, représentant près de 50 % des cas. Depuis 2019, cette répartition a évolué : les bandes 700 et 800 MHz (ouvertes dans la décennie 2010 pour la 4G) constituent désormais chacune le principal contributeur dans 15 % des cas où la téléphonie mobile domine.

La nouvelle bande de fréquence 3,5 GHz dédiée à la seule 5G n’est donc pas déterminante sur le niveau d’exposition habituellement rencontré. La situation évoluera au fil de l’intensification des usages, mais sans a priori changer les grandes tendances sur cette nouvelle bande.