Réseaux mobiles : l’extinction de la 2G entre dans une phase concrète
Au 1er mai 2026, l’ANFR recense 72 187 sites mobiles autorisés toutes générations confondues, dont plus de 71 982 sites 4G et 55 049 sites 5G autorisés. Dans le même temps, le nombre de sites 2G poursuit sa diminution : 38 181 sites sont encore déclarés en service en France, dont 35 650 en métropole. Sur le seul mois d’avril, 274 sites 2G ont été retirés du service en métropole.
Les données de l’Observatoire de l’ANFR montrent ainsi que l’extinction des anciennes générations mobiles, annoncée par plusieurs opérateurs depuis 2022, entre désormais dans une phase concrète de mise en œuvre sur le territoire.
Orange lance les premières vagues d’arrêt ciblées
Pour Orange, le mois d'avril a marqué le coup d'envoi de son plan d’arrêt du réseau 2G par vagues successives dans 9 départements du Sud-Ouest. La première phase, ciblant l'unité urbaine de Biarritz, Anglet et Bayonne dès le 31 mars, se traduit dans les chiffres : en un mois, l'opérateur a déclaré avoir désactivé 9 sites à Anglet, 9 à Bayonne et 8 à Biarritz, soit la totalité des sites implantés sur ces communes. Cette concentration géographique illustre la volonté d'Orange d'ajuster ses processus techniques localement avant une généralisation nationale. Le mouvement s’étend également aux 16 autres communes de l’unité urbaine de Bayonne (64) sur lesquelles Orange exploitait encore un ou plusieurs relais 2G, tous déclarés éteints au 1er mai, à l’image de Hendaye (4 sites) ou de Saint-Jean-de-Luz (5 sites). Il précède, en métropole, la vague de fermeture du réseau 2G de l’opérateur dans le reste des Pyrénées-Atlantiques et dans les Landes annoncée pour la mi-mai.
Bouygues Telecom privilégie une réduction progressive
De son côté, Bouygues Telecom opère une réduction beaucoup plus diffuse sur l'ensemble de la métropole. Les déclarations au 1er mai confirment la tendance de décommissionnement du réseau 2G de l’opérateur privilégiant le délestage des grandes agglomérations. Ainsi, sur le mois d’avril, Toulouse perd 11 sites (11% des relais 2G implantés par l’opérateur sur la commune), Rennes en perd 7 (11%), et les arrondissements de Marseille et Lyon voient leurs supports diminuer significativement. À Paris, la déconnexion est particulièrement active, avec, par exemple, le retrait de 9 sites dans le 16e arrondissement.
SFR maintient pour l’instant une approche prudente
La situation apparaît en revanche stable chez SFR. À ce stade, l’opérateur ne semble pas avoir engagé de campagne structurée de réduction de son réseau 2G. Ses déclarations font état d’une diminution, depuis le début de l’année, de 21 sites en service à l’échelle nationale. Ce recul demeure marginal au regard des dynamiques déjà observées chez Orange ou Bouygues Telecom.
Des stratégies différenciées pour une même échéance
De manière générale, ces premiers signaux confirment que la fin de la 2G ne relève plus de la projection : elle se matérialise désormais sur le terrain, selon des logiques d’extinction propres à chaque opérateur.