À Allouis, la puissance de diffusion du temps légal français revue à la baisse
Depuis le 1er janvier 2019, la diffusion par voie hertzienne terrestre du temps légal français relève de la responsabilité de l’ANFR, conformément à la loi du 23 novembre 2018. À ce titre, l’Agence assure notamment l’optimisation technique du dispositif, informe les utilisateurs et anticipe les évolutions possibles de ce service
Des expérimentations menées depuis 2024
Dans un contexte marqué par des enjeux de sobriété énergétique et de maîtrise de la dépense publique, l’ANFR a engagé dès 2024 une série de tests sur l’émetteur d’Allouis, infrastructure historique de la diffusion du signal horaire.
Une première phase de cinq semaines, à l’automne 2024, a permis de diffuser en continu à 675 kW sans qu’aucune anomalie critique ne soit signalée. Ces résultats ont été confirmés lors d’une deuxième phase, de mai à novembre 2025, incluant un changement de pylône.
Une dernière séquence de validation technique menée entre décembre 2025 et mars 2026, à la demande des grands utilisateurs, a définitivement levé les dernières réserves. Aucun dysfonctionnement critique n’a été observé, y compris après un retour temporaire à la puissance nominale de 800 kW en fin 2025.
Un service maintenu pour les usages actuels
Au regard de ces résultats, l’ANFR a entériné le passage définitif à 675 kW. Cette évolution s’inscrit dans une logique d’adaptation progressive du service, tout en maintenant un niveau de fiabilité compatible avec les usages actuels.
Le signal horaire continuera ainsi d’assurer ses fonctions habituelles, notamment la diffusion des informations liées aux changements d’heure saisonniers. Il accompagnera chaque année le passage à l’heure d’été, moment où l’heure légale française sera avancée d’une heure. Les dispositifs et horloges radio-pilotées synchronisés sur l’émetteur d’Allouis intégreront automatiquement cette modification.
Anticiper l’avenir du signal horaire
En parallèle, l’Agence engage une réflexion sur l’avenir du dispositif. Un rapport de synthèse doit être transmis au Gouvernement afin d’évaluer les perspectives de la diffusion du signal horaire après 2034, avec notamment l’hypothèse de son extinction. Une décision est attendue avant la fin de l’année 2027, afin de garantir une transition maîtrisée pour les utilisateurs encore dépendants de ce signal historique.