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Le très haut débit par satellite

02/07/2018

Les communications par satellite évoluent et permettent d’offrir des services très haut débit, mobile ou fixe, qui complètent les réseaux terrestres. On peut imaginer ces satellites comme des « stations de base » dans l’espace extra-atmosphérique : ils gravitent autour de la Terre en orbite basse (entre 500 km et 2000 km) comme ceux de OneWeb que nous avons présentés dans notre newsletter de novembre 2017, en orbite moyenne (entre 8 000 et 20 000 km) comme ceux d’O3b, ou encore sur l’orbite géostationnaire à environ 36 000 km, utilisée par Eutelsat.

L’orbite géostationnaire a une particularité : les satellites placés à cette altitude tournent autour de la Terre à la même vitesse que la Terre tourne autour d’elle-même. Vus de la Terre, ces satellites apparaissent ainsi comme un point fixe dans l’espace. De cette orbite, le satellite voit à peu près un tiers de la surface du globe, ce qui permet de couvrir des zones de la taille d’un continent. Cette propriété rend l’orbite géostationnaire et les fréquences associées propices aux communications stratégiques, à la télévision directe par satellite, et de plus en plus au très haut débit fixe et mobile. L’accès à ce couple de ressources rares – orbite et spectre – vis-à-vis des autres administrations est géré en France par l’Agence nationale des fréquences.

L’un de ces nouveaux satellites vient d’être commandé par Eutelsat : le KONNECT VHTS, pour « very high throughput satellite ». Il sera construit par Thalès Alenia Space et couvrira l’Europe et l’Afrique ; son lancement est prévu en 2021. Ces satellites de nouvelle génération utilisent des faisceaux très étroits (« spotbeams ») qui permettent de réutiliser la même fréquence à différents endroits, à l’instar d’un réseau cellulaire terrestre, et de démultiplier ainsi la capacité du satellite. Un puissant processeur numérique permet un traitement du signal à bord du satellite et offre une flexibilité d’allocation de la capacité entre les faisceaux. Dans ce nouveau satellite, la capacité par faisceau est variable et peut être adaptée en fonction de la demande, ce qui n’est pas le cas des modèles plus anciens. Cette souplesse permet de mieux adapter la capacité aux attentes du marché et d’allier flexibilité dans l’allocation de capacité, usage optimal du spectre et déploiement progressif du réseau au sol. Le KONNECT VHTS a une capacité d’environ 500 Gbit/s, comparée à 90 Gbit/s pour le satellite KA-SAT d’Eutelsat actuellement en orbite à 9°E et qui offre déjà des services d’accès haut débit.

Ce service sera disponible sur toute l’Europe et en Afrique dès la mise en orbite du satellite, et permettra de connecter des centaines de milliers de foyers, en particulier dans des zones isolées ou à très faible densité de population où les réseaux terrestres sont inadaptés. Le KONNECT VHTS s'inscrit pleinement dans l'objectif du gouvernement français de réduire la fracture numérique en offrant un service à très haut débit (30 Mbit/s) pour tous avant 2022. Un accord commercial a été conclu avec Orange, visant le marché du très haut débit fixe dans les pays européens dans lesquels le Groupe est présent sur le marché grand public.

En plus des services fixes très haut débit grand public, ce satellite offrira une variété de services gouvernementaux et de communications avec les avions pour une offre de WiFi à bord. Un partenariat a été signé avec Thales, portant notamment sur la distribution de services de connectivité aux gouvernements.

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