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Véhicules suborbitaux

Serons-nous bientôt survolés par une multitude de véhicules suborbitaux ?

En 2004, SpaceShipOne réalisait le premier vol d’un aéronef privé à une altitude supérieure à 100 km. 

SpaceShipOne
Crédit photo : http://www.intelligence-creative.com/0161_special_sso_innov.html
Il.

 

Ce succès a ouvert la voie à plusieurs projets de développement de véhicules suborbitaux, dont le plus connu est celui porté par Richard Branson qui a lancé la compagnie Virgin Galactic dans le but de pouvoir transporter des passagers dans l’espace pendant quelques minutes.

D’autres acteurs se sont lancés dans la course des vols suborbitaux : XCOR aerospace avec son avion-fusée dénommé Lynx ou encore Blue origin avec son lanceur réutilisable New Shepard, comparable en bien des point avec le 1er étage réutilisable de la fusée Space X Falcon 9.

Initialement destinée au transport de touristes fortunés souhaitant connaître les sensations d’un vol dans l’espace en apesanteur, les applications envisagées se sont depuis diversifiées avec le lancement de satellites, le transport de passagers pour de longues distances ou le fret.

Mais qu’est-ce qu’au juste un vol suborbital ? L’altitude de 100 km (ligne de Kármán) est considérée généralement comme la frontière entre l’atmosphère et l’espace. A cette altitude, la portance aérodynamique n’est plus suffisante pour le vol d’un avion. Un vol devient suborbital lorsqu’il franchit cette limite, sans pour autant aller jusqu’à la mise en orbite de l’appareil.

Au sein de l’Union internationale des Radiocommunications, un ensemble de définitions est en cours d’élaboration. Un vol suborbital est ainsi défini à ce stade comme « un vol contrôlé d’un véhicule qui atteint l’espace depuis la surface de la Terre et y retourne sans avoir accompli une orbite » et un véhicule suborbital comme « un véhicule destiné à réaliser un vol suborbital, pour lequel tout ou partie des éléments le constituant peuvent être réutilisables ou non ». 

 

La figure ci-dessous représente un exemple des différentes phases d’un vol suborbital:

(cliquez pour agrandir)

 

Le développement des vols suborbitaux pose des questions nouvelles en matière de réglementation des radiocommunications, compte tenu de la séparation traditionnelle entre ce qui relève du spatial et ce qui relève de l’aéronautique. Par exemple :

  • Quelle réglementation appliquer pour un aéronef qui n’est plus dans l’atmosphère mais qui ne peut être considéré comme un satellite ou station en orbite ?
  • Comment, compte tenu de la vitesse de l’engin, assurer la séparation avec les vols commerciaux aux altitudes basses ?

 

La Conférence Mondiale des Radiocommunications de 2019 traitera cette question afin de s’assurer de la mise en cohérence de la réglementation internationale avec la généralisation attendue des vols suborbitaux.

 

Et, lors d’une nuit sans nuage, en levant les yeux, peut-être apprendrez-vous bientôt à discerner – la poésie dût-elle en souffrir – le sillage d’un véhicule suborbital parmi une pluie d’étoiles filantes ?

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