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Station de Radioastronomie de Nançay

Au cœur de la forêt de Sologne pour être à l’abri des émission radio parasites, se cache la station de radioastronomie de Nançay. Ce site d’observation du ciel est aussi un laboratoire instrumental unique au monde. Créée en 1953, il joue aujourd’hui un rôle de tout premier plan dans le développement de la radioastronomie internationale. Ses instruments traquent de nuit comme de jour le Soleil, les comètes, les pulsars et autres étoiles singulières… Une délégation de l’ANFR s’est rendue sur place, sur invitation de M. Ivan Thomas, représentant du ministère chargé de la Recherche au Conseil d’administration de l’Agence. M. Stéphane Corbel, directeur de Nançay, a présenté la riche histoire de cet observatoire, héritier des observatoires de Paris et de Meudon, son fonctionnement, ainsi que les investissements dans de nombreux programmes scientifiques qui permettent de mieux connaitre l’univers.
 
Une des fonctions historiques du site de Nançay est l’observation de notre Soleil, avec plusieurs instruments dans les bandes de 10 MHz à 1 GHz, qui permettent de surveiller son activité et d’anticiper les éruptions solaires et les émissions de vents solaires qui peuvent perturber les télécommunications.

Cette vidéo montre une éruption mesurée à partir de Nançay.

 

Le radiotéléscope emblématique de Nançay, avec son gigantesque système de double miroirs, l’un, plat, de 200m x 40m et l’autre, sphérique,  de 300m x 35m, permet les observations de 1300 à 2800 MHz et est un observatoire de référence pour la découverte et l’observation des pulsars, ces étoiles à neutron hyperdenses en rotation rapide qui émettent, telles des phares de l’univers, des impulsions radios extrêmement puissantes.
En 2010, une station européenne LOFAR (LOw Frequency ARray) de plus 1600 antennes a été installée à Nançay. Cet élément fait partie du réseau de radiotélescope basses fréquences européens LOFAR, qui contient au total 50 000 antennes déployées par grappes en Europe sur des distances de 100 à 1000 km. Ce réseau permet de scruter un large éventail de phénomènes célestes.
Un nouvel instrument est en développement, le NenuFAR, qui étendra le réseau de radiotéléscopes LOFAR.  Il permet d’étudier l’évolution de l’univers quelques millions d’années après le big bang, la formation des galaxies et des amas de galaxies, les pulsars, le Soleil, les planètes et les exoplanètes. Son aire d’observation est supérieure au km² et offre une excellente sensibilité pour la mesure des rayonnements émis par les gaz froids dans l’univers.

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