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26 GHz : brouillages 5G sur les prévisions météorologiques, l’Union européenne actualise sa position

31/03/2020

Le risque de brouillage par la 5G de la bande passive 23,6-24 GHz, utilisée par les satellites d’exploration de la Terre et indispensable pour les prévisions météorologiques, fut l’un des débats les plus houleux et les plus médiatisés de la Conférence mondiale des radiocommunications de 2019 ( CMR -19).  L’ANFR avait d’ailleurs consacré un article à  ce sujet dans sa newsletter de décembre .,

 

Depuis la fin de la CMR -19, l’Europe devait préciser sa position. En effet, la situation était la suivante :

  • Les conditions techniques européennes prévoyaient avant la CMR une limite de -42 dBW/200 MHz pour les rayonnements non essentiels dans la bande à protéger ;
  • mais le Règlement des radiocommunications révisé par la CMR -19 prévoit désormais des restrictions moins exigeantes, en deux phases :
    · -33 dBW/200 MHz jusqu’au 1er septembre 2027, soit un niveau 8 fois moins protecteur que l’objectif européen ;
    · puis -39 dBW/200 MHz ensuite, ce qui reste 2 fois moins protecteur que les conditions européennes.


L’Union européenne a donc ajusté sa position lors de la réunion du RSCOM du 12 mars dernier.

Plusieurs États membres, soutenus par l’industrie de la 5G, proposaient un simple alignement de l’Europe sur les décisions de la CMR -19. Ils invoquaient le risque d’un manque de disponibilité en Europe d’équipements 5G dans cette bande en cas de réglementation européenne plus contraignante, et du peu d’intérêt d’une protection vis-à-vis des seules stations européennes, puisque les satellites observent l’ensemble du globe, dont l’Europe n’est qu’une petite partie.

D’autres États membres, en particulier la France, souhaitaient que l’Europe conserve des limites plus ambitieuses afin d’amener les industriels à concevoir des équipements plus performants, qui seront également disponibles pour le marché mondial et pourront donc contribuer à rehausser le niveau de protection global. La décision de la CMR -19 soulevait néanmoins deux problèmes :

  • L’échéance de 2027 apparaissait éloignée, alors que la Commission prévoit un marché de masse de la 5G dans cette bande dès 2025.
  • La limite « 2e phase », -39 dBW/200 MHz, reste proche des -42 dBW/200 MHz, et des paramètres des études ayant conduit au compromis européen peuvent encore être remis en question.

Le nouveau compromis européen a apporté des réponses à ces deux inquiétudes :

  • La nouvelle décision communautaire raccourcit la première phase de presque 4 ans : elle impose le passage à la protection « 2e phase » dès le 1er janvier 2024 ; de 2020 et 2023, le risque d’une forte densité de déploiement de stations 5G « 1e phase » devient donc peu probable ;
  • Le niveau « 2e phase » a finalement été aligné sur la décision de la CMR -19 (-39 dBW/200 MHz) ; mais une contrepartie sera imposée : les États membres s’interdiront de déployer des réseaux d’accès haut débit dans la bande immédiatement au-dessous de 23,6-24 GHz. Cela permettra de supprimer un effet cumulatif qui, pris en compte dans les calculs, avait abouti à la valeur de -42 dBW/200 MHz.


Il est ainsi demandé aux industriels d’accélérer le développement des technologies 5G qui permettront une meilleure protection de la bande passive 23,6-24 GHz, dans un calendrier bien plus ambitieux que celui de la CMR -19. Enfin, pour prévenir tout risque de brouillage des satellites d’exploration de la Terre sur le long terme, il s’agira dans les prochaines années de surveiller :

  • les déploiements dans la bande 26 GHz : densité de stations, type de déploiement, etc. ;
  • les caractéristiques des stations 5G : niveaux réels de rayonnement non essentiel, diagramme des antennes actives, etc.  


Ce principe, qui figurait dans la Résolution de la CMR -19 sur cette bande, a été repris dans la décision de l’ECC. L’ANFR pourra y prendre appui, en cas de  divergence toujours possible entre les hypothèses prises pour établir les niveaux limites et la réalité du terrain.

En savoir plus

La protection de la bande passive 23,6-24 GHz : après la décision de la CMR-19, des choix européens s’imposent

 

 

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Que retenir de ce rapport 3️⃣? L’augmentation de l’exposition due à la #5G en bande 3,5 GHz resterait modérée, du fait des antennes à faisceaux orientables.
+ d’infos en consultant le rapport i ci : 👇https://t.co/QPCr4ivJrv https://t.co/WxXHl3CPgB

Que retenir de ce rapport 2️⃣? Même dans une configuration maximaliste, les niveaux resteraient faibles au regard des valeurs limites d’exposition : 2,30 V/m en moyenne en extérieur.
+ d’infos en consultant le rapport : 👇
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Que retenir de ce rapport 1️⃣? Sans #5G, l’exposition du public aux ondes devrait continuer d’augmenter ( + 70 %) pour répondre à la demande croissante de connectivité mobile en zone dense.
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