retour en haut

Actualité

Blockchain pour le WiFi 6 GHz : un démonstrateur de gestion innovante de partage dynamique du spectre

12/11/2020

Dans la perspective de l’ouverture de la bande 6 GHz (5 925 – 6 425 MHz) au WiFi, la préoccupation majeure est : 

  • d’une part de garantir la protection des services dont l’utilisation des fréquences est soumise à autorisation individuelle dans cette bande (faisceaux hertziens, services fixes par satellite, radioastronomie) et dans les bandes adjacentes (systèmes de transport routier intelligents, signalisation ferroviaire) ;
  • et d’autre part d’assurer une grande facilité d’utilisation des fréquences disponibles pour les équipements WiFi, condition nécessaire dans le cadre d’une utilisation soumise à autorisation générale. 


Cette problématique présente de nombreuses similarités avec celle de l’autogestion des fréquences  utilisées lors de grands événements (Programme Making and Special Events ou PMSE) : 

  • des bandes partagées entre des fréquences soumises à autorisation individuelle et des fréquences libres, 
  • une gestion par plaque géographique de l’encombrement spectral, 
  • une multiplicité d’acteurs exigeant un cadre de confiance, 
  • un traitement en temps réel des demandes d’utilisation de fréquences. 


Une blockchain des fréquences pour faciliter la gestion dynamique du spectre

Les questions soulevées apparaissent comme une occasion de mettre en œuvre des mécanismes innovants de partage dynamique du spectre. Dans ce contexte l’ANFR a souhaité évaluer la pertinence et l’apport d’une solution de type blockchain des fréquences. Elle permettrait de gérer la coordination automatique de l’accès des émetteurs WiFi (WAS/RLAN) aux ressources de la bande 6 GHz en présence de faisceaux hertziens (FH). 

Les développements pilotés par l’ANFR et réalisés par la start-up Droon, éditeur de logiciel spécialisé dans les technologies blockchain, ont conduit à la livraison en octobre 2020 d’un premier démonstrateur. 

Le fonctionnement

L’architecture de la solution repose sur un serveur d’application s’interfaçant, d’une part, avec une base de données géographique et, d’autre part, avec une blockchain. C’est une interface web qui permet, dans le cadre de cette preuve de concept (POC), de simuler la transmission des caractéristiques des émetteurs WiFi et la transaction d’utilisation par ces émetteurs des canaux disponibles. La base de données géographiques héberge les zones d’exclusion géolocalisées nécessaires à la protection des faisceaux hertziens au regard de la puissance du RLAN et de sa localisation (adresse ou coordonnées géographiques, hauteur, indoor/oudoor). Dans le cadre du démonstrateur, les zones d’exclusion ont été décrites à l’échelle du département de l’Hérault (34). Les informations de la base de données, dotée d’une fonction d’oracle, sont transférées et enregistrées sur la blockchain. Le prototype repose sur une blockchain privée Ethereum fonctionnant sur le principe de la preuve d’autorité, conformément aux exigences de sobriété énergétique du POC. 

A chaque demande d’accès à la bande par un RLAN, le serveur vérifie, via la blockchain, le recouvrement éventuel de l’emprise circulaire du RLAN avec les zones d’exclusion de FH et renvoie les plages de fréquences indisponibles. Le RLAN peut ainsi retourner son canal d’émission qui est enregistré dans la blockchain et confirmé au demandeur, par une notification d’accord. 

Ce démonstrateur permet de conjuguer l’utilisation d’une base de données géographiques et l’exploitation des atouts de la technologie blockchain au bénéfice du partage de la bande :

  • traçabilité des demandes et des notifications d’accord ou de refus d’utilisation de canal, 
  • transparence et auditabilité de la base de données géographique de référence, 
  • distribution de l’architecture de contrôle et de validation des  demandes. 


Les conditions

L’harmonisation européenne ne devrait ni prévoir un système de gestion des demandes de ressource par les RLAN dont la puissance est inférieure à 200 mW, ni d’autres conditions techniques permettant d’assurer la protection des utilisations du spectre dans la bande ou en bande adjacente. La démonstration de la faisabilité et de la simplicité d’un tel système utilisant la technologie blockchain n’en reste pas moins généralisable à la gestion de RLAN dont la puissance serait supérieure à 200 mW, autorisés aux Etats-Unis et qui pourraient faire l’objet d’une mesure d’harmonisation européenne ultérieure, ou à un mode de partage similaire dans une autre bande.

C’est une nouvelle étape dans l’exploration de solutions innovantes au profit d’un partage efficace du spectre radioélectrique.

#25AnsANFR🎂 #1jour1date 1er novembre 2012 : l’@ANFR autorise les 1ères implantations de sites 4G et publie son 1er #observatoire du déploiement des réseaux mobiles, qui rend le processus de déploiement des opérateurs mobiles plus transparent. ©M.Chalvin https://t.co/YUIv3Sgj1h

ANFR a Retweeté

L’oreillette divise par 10 votre exposition aux ondes des smartphones https://t.co/OI9xOJyDma

#25AnsANFR🎂 #1jour1date 8 mai 2012 : refonte des certificats radioamateurs français en un seul certificat « HAREC », qui permet une reconnaissance avec les certificats étrangers et autorise le mode numérique. ©M.Chalvin https://t.co/xDRLTuVTvh

ANFR a Retweeté

Pour le bon réseau, je vous renvoie à cette étude de l'@anfr: appeler dans de bonnes conditions peut diviser le niveau d'exposition... par 32.000.

Donc on évite les coups de fil dans le train. En plus ça énerve tout le monde.

https://t.co/WANe44JtCS

ANFR a Retweeté

Avions et 5G : pourquoi la France a moins de soucis que les États-Unis https://t.co/oiAsMf4vqP https://t.co/teDIvyqRyK

L’ANFR publie ce jour une étude sur l’exposition aux ondes du téléphone portable utilisé avec un kit oreillette : cette utilisation permet de réduire d’un facteur 10 en moyenne son exposition aux ondes, comparé à un usage direct de son téléphone portable.
https://t.co/rV86kvbq2m https://t.co/xETs9bPcMz

#25AnsANFR🎂 #1jour1date 30 novembre 2011: fin de la télévision hertzienne analogique. Une partie des fréquences est désormais utilisée pour un autre usage: le haut débit mobile, pour satisfaire les besoins croissants des 🇫🇷 d’échanger toujours + de données en mobilité ©M.Chalvin https://t.co/UF0zUCdCwe

« La 🇫🇷 compte un peu + de 123 000 antennes à faisceaux hertziens réparties sur tout le territoire et dont les fréquences s’étendent entre 1,3 GHz et 86 GHz » L’expert Ourouk JAWAD intervient au 14e #CND de l’ANFR et présente un étude sur l’exposition aux ondes de ces faisceaux. https://t.co/Sa0Ehj3urj

En 2021, l’@anfr a réalisé et publié sur https://t.co/s8clyclD8z 10 356 mesures d’exposition aux ondes, dont 5 900 ont permis d’évaluer plus précisément l’évolution de l’exposition avec la #5G. Sur l’ensemble des mesures, l’ANFR a relevé 51 points atypiques." 🗨️ #CND https://t.co/lOsp39VKXe

🗓️Ce matin, l’ANFR réunit en distanciel le 14e Comité national de dialogue sur l’exposition du public aux ondes électromagnétiques, instance de dialogue et de concertation, présidé par @michel_sauvade. https://t.co/C48GdG5Aq5

#25AnsANFR🎂 #1jour1date Le 14 octobre 2011, l’ANFR pilote des opérations terrain en Mayenne pour évaluer les brouillages entre #4G et #TNT. L’expertise servira à mettre en place un mécanisme de remédiation gratuit pour les téléspectateurs concernés. ©M.Chalvin https://t.co/Y9T5PEfIdo

5G près des aéroports : « La France, bien avancée sur le sujet, à tout de suite mis en place un protocole protecteur autour des gros aéroports : les antennes 5G ne peuvent se déployer qu’à faible puissance dans une zone de 1 km de part et d’autre de la piste » 👇 https://t.co/IXewoG3Cul

#25AnsANFR🎂 #1jour1date Mai-juillet 2009 : le "Grenelle des Ondes" conclut à la nécessité de réaliser des expérimentions pour définir des lignes directrices nationales de simulation de l’exposition aux ondes. Ces travaux seront pilotés par l'ANFR. ©M.Chalvin https://t.co/s9ddnoBtcZ

#25AnsANFR🎂#1jour1date 22 octobre 2007 : début de la Conférence Mondiale des Radiocommunications présidée par le DG de l’ANFR, François Rancy. Elle identifie la bande 800 MHz, jusque-là utilisée pour la diffusion de la 📺, pour les futurs services mobiles 4G. ©M.Chalvin https://t.co/posumLJRON

Pour contrer les mauvaises ondes du #bluemonday, retrouvez notre frise du spectre des fréquences avec ses couleurs vives, qui viendra égayer votre journée 😊! Cette frise répertorie les utilisateurs et usages des différentes bandes de fréquences allant de 3 kHz à 300 GHz ⤵️ https://t.co/HpUjW8PTBq

Nous avons un problème

Une erreur est survenue, merci de contacter un administrateur

Recevez l'actualité de l'anfr

> Modifier votre profil