retour en haut

Les constellations de satellite

La majorité des services de télécommunications par satellite utilisent actuellement des satellites géostationnaires : situés à 35 780 km d’altitude, ils tournent autour de la Terre à la même vitesse que la révolution terrestre et apparaissent donc fixes dans le ciel. Quelques constellations de satellites non géostationnaires fournissent déjà des services de communications mobiles, à l’instar des 66 satellites d’Iridium. Mais, au cours des trois dernières années, de nouveaux  projets de grandes constellations en orbite basse (à une altitude d’environ 1 000 km) ont vu le jour.

Ces constellations nécessitent un nombre de satellites beaucoup plus grand (environ 700 pour un projet comme OneWeb), alors que 3 satellites géostationnaires seulement suffisent pour couvrir l’ensemble de la Terre (sauf les zones polaires). L’avantage de mettre en œuvre autant de satellites se trouve dans la réduction de la latence de bout en bout (le « ping »), élément clé pour garantir une meilleure expérience à l’utilisateur lorsqu’il utilise des services internet. Le coût d’un aussi grand nombre de satellites se trouve en outre en partie compensé par la réduction de la taille de chaque satellite et les économies d’échelle dans leur production.

Le principal défi de ces projets résidera ainsi dans le coût et la facilité d’utilisation du terminal. Contrairement aux satellites géostationnaires, les constellations supposent en effet que le terminal de l’utilisateur suive le déplacement des satellites (à la manière d’un GPS) et sache transférer la communication entre deux satellites sans altérer la connexion. Ces deux actions complexifient le terminal par rapport à ceux qui sont destinés aux satellites géostationnaires.

Deux des projets les plus connus de ces constellations d’un nouveau type intègrent une forte composante française. D’une part, le système O3b, actuellement en service et appartenant à la société SES, fournit des services professionnels de connexion à l’infrastructure Internet mondiale. Les satellites de ce système ont été construits par Thales Alenia Space et lancés par Arianespace. D’autre part, la société OneWeb, qui s’est récemment alliée avec le premier opérateur mondial de satellites géostationnaires (Intelsat), prévoit l’entrée en service dès 2019 d’une constellation de satellites en orbite basse avec pour objectif de fournir un accès à internet à haut débit à des terminaux fixes ou nomades, ainsi qu’à des bateaux, trains ou avions. Les satellites sont conçus par Airbus Defence and Space et leur lancement sera également effectué par Arianespace.

Du point de vue de la gestion des ressources orbite/spectre, ces constellations bénéficieront des travaux que les régulateurs avaient menés au début des années 2000 pour répondre à des projets de constellations de satellites non-géostationnaires qui n’avaient pu bénéficier des investissements nécessaires suite à l’éclatement de la « bulle internet ». Le cadre réglementaire, mis en place lors des Conférences mondiales des radiocommunications ( CMR ) de l’Union internationale des télécommunications ( UIT ) qui s’étaient tenues en 1997 et 2000, permet aux satellites non-géostationnaires de réutiliser des fréquences exploitées par les satellites géostationnaires. Il est fondé sur des limites de puissance destinées à garantir la coexistence sans brouillages mutuels entre les deux types de satellites et a permis aux investisseurs de ces nouvelles constellations de bénéficier d’un environnement réglementaire stabilisé.

Toutefois, ces nouvelles constellations, par le nombre de satellites qu’elles prévoient d’exploiter, soulèvent la question des conditions réglementaires de mise en service des fréquences associées. En effet, pour éviter la thésaurisation de ressources orbite/spectre, l’ UIT impose que les fréquences réservées soient effectivement mises en service dans les sept ans suivant la demande d’utilisation. Cette règle était  judicieuse pour des satellites géostationnaires ou des petites constellations non-géostationnaires où un petit nombre d’engins spatiaux doit être mis en orbite ; mais elle semble impossible à respecter dès lors qu’il faudra plusieurs dizaines de lancements pour achever le déploiement de ces nouvelles constellations. L’ANFR travaille donc avec les autres gestionnaires de fréquences européens et mondiaux pour définir des règles plus adaptées, qui dissuaderons toujours la thésaurisation des ressources mais seront mieux adaptées aux réalités industrielles de ces projets. La CMR de 2019 sera le rendez-vous majeur pour la détermination mondiale de ces règles. A suivre donc…

Voici le 2e épisode de notre feuilleton de l’été consacré à la recherche spatiale et aux communications avec Mars ! Pour ce nouvel épisode, on parle de radio assistée par satellite au sein des rovers qui font l’actualité sur la planète rouge : #Perseverance #Curiosityhttps://t.co/iKFtH9p5kN

ANFR a Retweeté

Exposition aux ondes : l'ANFR se veut rassurante https://t.co/YpAYLATgG9

#lesenquêtesANFR
Pour cette nouvelle enquête, nos agents du service régional d’Aix / Marseille se sont rendus à proximité de l’aéroport de Marignane et ont découvert…. une clé qui rendait invisible mais qui a ébloui les gardiens du spectre !⤵️

https://t.co/1XK2CpugTo https://t.co/SucLCjr9b4

🚀Envie d'une petite virée dans l'espace ? La médiatisation du vol de Richard Branson suivi de celui de Jeff Bezos pose la question de l’essor des véhicules suborbitaux et de leurs enjeux en matière de gestion du spectre des fréquences.
https://t.co/6atn3jdoRV https://t.co/c7pPVbqv7c

Encore un superbe article sur le site @anfr pour les fans de recherche spatiale et de communications avec Mars : comment les rovers nous envoient leurs images. On attend la suite avec impatience https://t.co/mlGyTk8JAl

MAJ des données #opendata ! Cette semaine, focus sur @TlseMetropole où la #5G est désormais disponible : 297 sites 5G sont autorisés par l’@anfr dans la ville rose, dont 160 sont techniquement opérationnels.
https://t.co/cr2xaQiCM7 - https://t.co/s8clyclD8z https://t.co/3qnjllZeyv

L’@ANFR publie une étude sur les mesures d’exposition du public aux ondes électromagnétiques sur plus de 150 arrêts du métro parisien. L’ensemble des mesures sont disponibles sur : https://t.co/6CgrgPfVVN
👉 https://t.co/neX24aY0Fr https://t.co/3Qh0jzD4KT

Cet été, l’ANFR vous propose un feuilleton sur la recherche spatiale et les communications avec Mars ! Voici le 1er épisode sur le « deep space network » : comment fonctionne ce réseau qui permet des liaisons sur d’énormes distances, entre Mars et la Terre?https://t.co/eq6IZVACat https://t.co/EmdgXPeeZc

#recrutement 💼
L'@anfr recrute :
▶️Un(e) responsable du département assignation et coordination de fréquences
▶️Un(e) gestionnaire des coordinations et des assignations des fréquences
▶️Un(e) responsable département assignation fréquences
🆕https://t.co/sqP2CMTHoy https://t.co/irt3uS4slF

[Prenez RDV] #Fréquences #Startups, des questions sur le fonctionnement et l’accès à certains domaines ? L'@anfr vous éclaire sur leurs réglementations spécifiques.
Prenez RDV (à distance pour le moment) ➡️ https://t.co/z5HPPjD2Tn https://t.co/67sZIxGmse

Avec l’arrivée de la #5G à Lille, l’ANFR, en lien étroit avec la ville, va contrôler l’exposition du public aux ondes grâce à l’installation de sondes de mesures et la mise en œuvre d’une campagne d’une centaine de relevés pour objectiver les niveaux d’exposition 👇 https://t.co/5buIeE3Nuz

Nous avons un problème

Une erreur est survenue, merci de contacter un administrateur

Recevez l'actualité de l'anfr

> Modifier votre profil