
A partir d'avril 2011, il figurera obligatoirement dans les informations affichées en magasin. Les publicités devront également en faire mention. En outre, de plus en plus de sites de vente en ligne présentent cette information qui est également disponible sur le forum des fabricants de mobiles.
Par ailleurs, la réglementation française exige que le DAS soit inscrit dans la notice d'emploi des téléphones mobiles.

Les valeurs sont différentes selon que le DAS concerne le corps entier (0,08 W/kg) ou seulement la tête (2 W/kg). C'est cette dernière valeur qui doit être prise en considération par les fabricants de téléphones mobiles. Ces seuils ont été évalués en considérant le niveau à partir duquel était constaté un effet nocif, de nature thermique, et en appliquant à ce niveau un facteur 50 de sécurité.

Les équipements WiFi sont soumis, comme les autres installations radioélectriques, aux dispositions du décret du 3 mai 2002, relatif aux valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les équipements utilisés dans les réseaux de télécommunication ou par les installations radioélectriques.

Le rapport le plus récent (décembre 2006) est celui de l’Ecole supérieure d’électricité qui conclut au respect des valeurs limites dans les conditions normales d’utilisation (les mesures de DAS figurent en pages 23 et suivantes).

La puissance moyenne réellement émise par l’émetteur (point d’accès ou ordinateur) varie en fonction du type d’échange, du volume des données à transmettre, du débit et du nombre d’utilisateurs simultanés. Les données sont transmises sous forme de paquets de signaux radio séparés par des temps d’attente ou de réponse du point d’accès ou de l’ordinateur. Compte tenu de l’architecture du protocole, et notamment des temps réservés à l’écoute des dispositifs connectés, la puissance moyenne maximale émise par un émetteur WiFi est plus faible que la puissance maximale autorisée, typiquement la moitié.

Deux technologies sont utilisées pour la téléphonie mobile : le GSM (ou la "2G") et l'UMTS (ou la "3G"). La plupart des téléphones peuvent fonctionner en 2G ou 3G selon l'environnement, l'exposition moyenne de son utilisateur sera différente selon le mode : les deux modes n'utilisent pas les mêmes mécanismes pour ajuster la puissance du terminal lorsqu'il se connecte au réseau ou cherche à rester connecté.
Le système de contrôle de puissance de la technologie 3G est beaucoup plus performant que celui de la 2G, ce qui permet notamment de mieux gérer les passages d'une cellule à une autre. En particulier un téléphone mobile en mode 2G passe par des phases d’émission brève à puissance maximale lorsqu'il change de cellule. Cela n'est plus nécessaire en 3G. C'est une des raisons qui font que l'exposition moyenne due au mobile est moindre en 3G qu'en 2G.
"Un téléphone mobile GSM avec une qualité réseau standard fonctionne, en phase de communication établie et en moyenne, à environ 50 % de sa puissance maximale d’émission (...) Pour un téléphone GSM de DAS maximum standard (0,5 W/kg), cela correspondrait à une exposition moyenne de l’ordre de 0,25 W/kg, soit 12,5 % des restrictions de base, pour la tête. Dans le cas des téléphones fonctionnant en mode UMTS, le contrôle de puissance est meilleur que pour le protocole GSM (plus rapide notamment). L’exposition moyenne correspondrait alors plutôt à 0,01 W/kg, soit 0,5 % des restrictions de base." (rapport d'expert AFSSET correspondant à la saisine n° 2007-007, p. 95).

Les études ont montré que, en moyenne, le DAS d'un kit "mains libres" était de l'ordre d'un dixième (1/10e) de celui d'un téléphone tandis que celui d'une oreillette Bluetooth est de l'ordre d'un cinq-centième (1/500e) de celui d'un téléphone. L’origine de l’exposition est très différente dans les deux cas (cf. diapo 3 de la présentation SUPÉLEC).



