
Pour être accrédités par le Comité français d'accréditation (norme ISO/CEI 17025) ou un équivalent européen de celui-ci, les laboratoires doivent avoir mis en place des dispositions permettant d’assurer que leur direction et leur personnel ne sont sujets à aucune pression ou influence commerciale, financière ou autre indue, interne ou externe, susceptible de mettre en cause la qualité de leurs travaux.
En outre, les laboratoires ne doivent pas être exploitants de réseau et ne pas participer directement à la fabrication, à la commercialisation, à l'installation ou à la maintenance d'équipements de télécommunication, entre autres exigences (pour plus de détails sur ce point, se référer à la partie Réglementation).

Pour reconnue par un tribunal (autrement dit être opposable en justice), la mesure de champs obéit à un ensemble de dispositions réglementaires dont l’objet est de protéger le public en établissant les exigences de qualité auxquelles doivent se soumettre les organismes qui vérifient sur place les valeurs limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques. De fait, ne sont opposables que les seules mesures réalisées par des organismes accrédités COFRAC. Ces mesures sont également les seules à être publiées par l'ANFR sur Cartoradio. Pour le détail de la réglementation, consulter les références de la page Réglementation - Des mesures de champ encadrées.

Une implantation ou une modification d’antenne relais n’est pas accompagnée d’une mesure de champ.
En effet des études ont été menées pour simuler par le calcul les niveaux de champs générés par les différents types d'émetteurs: elles ont donné des résultats suffisamment précis et fiables pour qu'il ne soit pas nécessaire de les confirmer à chaque implantation par des mesures.
Quand des mesures sont faites sur sites, elles sont la plupart du temps réalisées pour répondre à des interrogations au niveau des communes : les maires sont fondés à demander toutes explications nécessaires aux opérateurs ou exploitants avec, en dernier recours, une mesure. Celle-ci prend en compte au point de mesure toutes les contributions induites par les différents types d’émetteurs actifs –autrement dit pas uniquement ceux de la téléphonie mobile.

Les travaux du Comop puis du Copic ont montré que pour la téléphonie mobile, avec les technologies actuellement déployées et les usages actuels, le niveau réel mesuré dans la journée conformément au protocole, et ceci quelle que soit l’heure, est en général proche d’un niveau maximum « réaliste » avec des variations inférieures aux incertitudes de mesure.
