

Vous disposez de 45 minutes pour répondre à vingt questions à choix multiples. Pour réussir l'examen, la moyenne est nécessaire dans chaque épreuve. Vous pouvez ainsi avoir au total dix bonnes réponses et être éliminé.
| Epreuves du CRR du service mobile maritime | Nombre de questions |
|---|---|
| Généralités du service mobile maritime | 6 |
| Radiotéléphonie VHF | 6 |
| Utilisation pratique de VHF ASN | 8 |
| Epreuves du CRR du service mobile fluvial | Nombre de questions |
|---|---|
| Généralités | 10 |
| Connaissances pratiques | 10 |

Les personnes ayant obtenu le CRR avant janvier 2005 n'ont pas de complément à passer. Il leur est vivement conseillé de lire le manuel de préparation pour actualiser leurs connaissances en consultant le manuel de préparation.

Vous trouverez les sessions d’examen disponibles depuis le Calendrier CRR.

L'Agence Nationale des Fréquences n'assure pas de formation pour le passage du CRR. Toutefois, le manuel de préparation à l'examen du certificat restreint de radiotéléphoniste, qui répertorie toutes les connaissances nécessaires pour obtenir ce diplôme, est disponible en cliquant ici (manuel MARITIME, manuel FLUVIAL). Pour vous préparer à l'examen, vous pouvez aussi vous inscrire à un bateau école, une association, etc.

Non, les CRR maritimes passés après juin 2005 ne donnent pas cette compétence alors que les "anciens" CRR (obtenus avant le 1er octobre 2004) permettent d'utiliser une BLU non ASN, avec des canaux pré-programmés. Pour se servir d'une BLU, il faut détenir un certificat d'opérateur (CSO ou CGO) qui dépend du type de matériel utilisé (ASN ou non) et de la zone de navigation. Veuillez contacter la direction des Affaires maritimes de votre région.

Vous trouverez les sessions d'examen en cliquant sur Choix d'un centre d'examen. Pour faire une réservation à une session indiquée sur notre site, veuillez appeler le 03 29 42 20 74.

Pour voir un fac-simile de licence, cliquez ici.

Un seul nom doit figurer sur la licence, en général c'est celui du propriétaire mais cela peut être l'un des copropriétaires ou un utilisateur mandaté par le propriétaire majoritaire. Au préalable, il conviendra de remplir le formulaire de demande de licence accompagné des pièces justificatives demandées.

La licence est automatiquement envoyée en fin d'année par tacite reconduction. Il convient de signaler toutes les modifications intervenues (changement d'adresse ou de matériel) afin de la remettre à jour mais aussi d'informer l'ANFR en cas de changement de propriétaire ou de résiliation par le biais d'un formulaire en ligne.

Vous pouvez vous servir du formulaire en ligne (onglet Résilier une licence). Si vous avez remplacé votre voilier par un nouveau navire équipé d’une VHF, vous devez faire une demande de licence.

Un navire peut avoir vocation à circuler sur toutes les mers et océans : pour cela, ses installations radioélectriques et les documents administratifs qui s’y rapportent doivent être conformes au droit international.
Le Règlement des radiocommunications (RR) de l’Union internationale des télécommunications (UIT) dont la France est membre stipule dans son article 18.1 : « Aucune station d’émission ne peut être établie ou exploitée par un particulier, ou par une entreprise quelconque, sans une licence délivrée sous une forme appropriée et en conformité avec les dispositions du présent règlement par le gouvernement ou au nom du gouvernement du pays dont relève la station en question ». Cet article est traduit en droit français par l’article L 41-1 du code des postes et des communications électroniques.
La licence mentionne de façon précise l’état signalétique de la station, y compris son nom, son indicatif d’appel et les caractéristiques générales de l’installation (art 18.6 du RR).
La licence attribue l’indicatif d’appel suivant une codification imposée par l’UIT (art 19 du RR). L’indicatif est unique pour un navire et tous les équipements embarqués sur celui-ci ont le même indicatif. Il en est de même pour le MMSI attribué pour Inmarsat, l’ASN, l’AIS et les balises COSPAS-SARSAT. L’indicatif d’appel et le MMSI sont toujours liés au navire, même en cas de changement de propriétaire.

Le code ATIS ne peut être programmé que sur les bateaux fluviaux (immatriculation fluviale). En France c'est l'ANFR qui affecte ce code en fonction de l'indicatif d'appel attribué. Le dispositif ATIS génère automatiquement un signal permettant d'identifier le bateau. Ce signal est transmis à la fin de chaque émission lors du relâchement du commutateur d'émission. Comme pour le MMSI, il est conseillé de faire programmer ce code par un installateur reconnu afin d'éviter toute erreur et de bloquer l'équipement. Le code ATIS est indissociable du bateau auquel il a été attribué.

C’est la page du carnet de francisation (voir page 13, 14 ou 21 de celui-ci) qui certifie l’immatriculation du navire, laquelle est délivrée par les Affaires maritimes. Une photocopie de cette page est à fournir pour toute demande de licence.En fonction du navire, une carte de circulation peut remplacer le carnet de francisation.

La balise doit être de type bi-fréquence (121,5 et 406,028 MHz) avec un marquage CE ! ou encore mieux un marquage MED (symbole barre de gouvernail). Les balises maritimes contrairement aux balises terrestres doivent pouvoir être codées avec un MMSI.
Dans le domaine maritime, il existe deux types de balise, les balises personnelles (PLBs : Personal Locator Beacons) de petites dimensions dont certaines peuvent être codées avec un MMSI et les Radiobalises de Localisation des Sinistres (RLS), appelées EPIRB en anglais. Les PLBs qui peuvent être codées avec un MMSI doivent pouvoir flotter sans adjonction d’accessoires, être équipées du GPS et répondre aux normes applicables. Pour s’assurer que la balise peut être codée avec un MMSI, vous pouvez nous contacter au 03 29 42 20 68.

Les VHF avec ASN représentent une double avancée par rapport aux VHF classiques :
Cependant pour bénéficier pleinement du SMDSM, il est impératif que votre VHF/ASN ait été programmée avec le MMSI qui vous a été attribué par l'ANFR. Dans le cas contraire, le bouton poussoir de détresse (ainsi que les différents menus ASN) sont inopérants. De plus, si vous avez un GPS à bord, l'ANFR vous incite fortement à l'interfacer avec votre VHF/ASN car, si vous émettez un appel de détresse, les services de secours en mer auront automatiquement, non seulement l'identité de votre navire (son MMSI), mais aussi la position précise de la détresse.

Notre préoccupation en la matière réside dans le fait que tout un chacun peut programmer et reprogrammer le code MMSI au sein des mémoires ASN; ce qui multiplie les risques d'erreurs d'identification des navires, de là un taux d'inefficacité qui est très préjudiciable en matière de recherche et de sauvetage en mer. L'Agence souhaite donc que la France fasse le nécessaire auprès des organismes de normalisation afin que soit revue la spécification technique en matière de codage de MMSI, de telle sorte qu'il soit impossible à l'usager, voire au revendeur de matériel d'avoir accès à la programmation.

Le Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer est un système coordonné au niveau international, opérationnel depuis 1999, qui organise les radiocommunications relatives à la sécurité et au sauvetage. Le SMDSM fixe les équipements obligatoires des navires astreints en fonction des zones de navigation ainsi que les obligations des états côtiers. Ce système est aujourd'hui obligatoire pour la quasi totalité des navires professionnels français.

MMSI signifie Maritime Mobile Service Identity. C'est un ensemble de neuf chiffres qui identifie d'une manière unique un navire. Il est obligatoire pour tout navire participant au SMDSM car il est utilisé pour coder les balises de détresse, les appareils équipés d'Appel Sélectif Numérique et les terminaux satellites Inmarsat-B, C ou M. C'est l'ANFR qui délivre les MMSI des navires français (exemple de MMSI : 227 250 010). Voir aussi la fiche pratique « Coder son MMSI ».

Tout appareil radioélectrique commercialisé en France et dans les autres pays de l'Union européenne doit faire l'objet d'un marquage spécifique garantissant qu'il satisfait aux exigences prévues par les directives européennes applicables: marquage « roue de gouvernail » pour les navires soumis au SMDSM en vertu de la réglementation internationale (directive « MED ») et marquage « CE » pour les autres navires (directive « R&TTE »).

Les plaisanciers ayant un navire de moins de 24 mètres et naviguant à plus de 6 milles d'un abri doivent être équipés d'un équipement permettant de recevoir les bulletins météo (par exemple un récepteur de radio avec BLU peut suffire). Il est néanmoins conseillé de s'équiper d'un moyen radioélectrique adapté à la zone de navigation qui permettra de se signaler en cas de détresse (VHF, BLU, Inmarsat…).

Dans les bandes HF (de 3 à 30 MHz) et VHF (de 30 à 300 MHz), toute utilisation d’un moyen de radiocommunication autre que la CB ou la PMR 446 MHz (situées en dehors des bandes HF et VHF), est soumise à autorisation individuelle, délivrée par l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) et donne lieu au paiement de redevances annuelles. Une telle utilisation n’est pas soumise à l’obtention d’un quelconque certificat d’opérateur comme cela est notamment le cas des VHF marines utilisables uniquement en mer, dans les ports et sur les voies de navigation intérieure ou des équipements radioamateurs.
Pour utiliser un moyen de radiocommunication à bord du véhicule automobile deux solutions sont possibles :
De même, préalablement à toute utilisation d’un équipement, le dépôt d’une demande d’autorisation d’utilisation de fréquences auprès de l’ARCEP est nécessaire.
Tout constat d’utilisation illicite sur le territoire français donnera lieu à notification par l’Agence nationale des fréquences d’une taxe de 450 € et à des sanctions pénales pouvant s’élever au plus à six mois d’emprisonnement et 30 000 €.

Il est interdit d’utiliser une VHF marine dans les terres car cela peut perturber le fonctionnement des réseaux de radio professionnelle tels ceux des ambulances. Une utilisation de fréquences non-conformes et sans autorisation est une infraction pénale sanctionnée par l’article L 39-1 du code des postes et des communications électroniques.

Contrairement au téléphone mobile qui n'offre qu'une couverture limitée, la radio VHF marine reste votre meilleure alliée pour garantir votre sécurité en mer. La preuve en cinq points :

Il faut vérifier lors de votre achat que le matériel possède une déclaration de conformité " CE " avec un marquage " CE ! " ou mieux encore une homologation " MED " matérialisée par un marquage en forme de barre à roue. Le matériel " MED " est obligatoire pour les navires soumis aux exigences de la convention SOLAS (navires de plaisance de plus de 24 m, navires à passagers, navires à grande vitesse…).



